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Thursday, April 05, 2007

Mon mobile prend le train


La compagnie britannique de chemin de fer Chiltern Railways fait figure de pionnier au royaume de sa Majesté en proposant à ses usagers d’utiliser le mobile comme billet de transport. Après une première expérimentation de trois mois où 6000 tickets virtuels (MobileTag) avaient été vendus, Chiltern Railways entame la phase 2, toujours accompagné de ses partenaires industriels : YourRail, Cubic Transportation Systems, Mobiqa et ts.com. La compagnie ferroviaire installera deux scanners à codes barres sur des portiques de la station londonienne Marylebone. Selon Neil Micklethwaite, directeur commercial chez Chiltern Railways, la phase 1 d’expérimentation a été un véritable succès et 99% des usagers ayant testé ce service sont prêts à le recommander autour d’eux.

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Wednesday, April 04, 2007

Interview de Pierre Guillermo, PDG de Telemedia Group


Valeur vedette des télécoms

Pionnier en France des services audiotel, Telemedia Group propose des solutions innovantes en France et à travers le monde dans plusieurs secteurs clés des télécommunications et en particulier la VoIp. Telemedia Group est passé d’un chiffre d’affaires de 3 millions en 1999 à un chiffre d’affaires prévisionnel de 47 millions en 2007 et table, pour 2010, sur un chiffre d’affaire de 162 millions d’euros et un résultat net de 25 millions d’euros. Telemedia Group compte transférer sa cotation, courant 2007, sur le marché Alternext de la Bourse de Paris, ce qui pourrait occasionner un regain d’intérêt de la part des investisseurs institutionnels pour cette valeur montante de la Bourse de Paris.



Le fondateur de Telemedia Group mérite bien de figurer dans le Palmarès du Prix de l’Entrepreneur de l’année. Par son activisme, ce self-made man à la réussite exemplaire dirige un groupe de télécommunications coté à la Bourse de Paris, devenu partenaire des grands opérateurs internationaux de télécommunications.



Pouvez vous nous présenter Telemedia Group en quelques mots ?

C’est un groupe de télécommunications qui a développé des solutions innovantes en France et à l’étranger pour transporter les télécommunications à des prix incroyablement bas d’un bout à l’autre de la planète !



Comment avez-vous démarré cette activité ?

J’ai fondé Telemedia il y a 25 ans, en ayant l’intuition que le téléphone allait devenir un média. Nous avons été les premiers à lancer un service de banque directe en ligne avec HSBC, notre partenaire historique, qui s’appelait à l’époque le CCF. Puis nous avons profité de la dérégulation du marché des télécommunications pour occuper un certain nombre de niches. Nous nous sommes fait une spécialité d’utiliser les nouvelles technologies, notamment celles de l’internet pour transporter, à moindre coût, les communications téléphoniques, l’image et les données. Telemedia Group fédère plusieurs pôles d’activités. Le premier est celui de la VoIp dans lequel les ingénieurs de Telemedia Group ont développé une expertise et un savoir faire reconnu dans le monde entier. Le second pôle est celui des services en ligne.



Quelle est votre valeur ajoutée ?

Telemedia Group a réussit, et c’est toujours cela la grosse valeur ajoutée de Telemedia Group, à fédérer les talents et les compétences de jeunes ingénieurs qui ont développé des offres exceptionnelles dans le secteur des télécommunications. Ces offres sont tellement innovantes que nous sommes allés beaucoup plus loin que les grands opérateurs de télécommunications. Si on regarde le parcours de Telemedia Group, c’est un peu le même parcours que des entreprises comme Google, Yahoo ou Free, c’est à dire des gens motivés entre 25 et 35 ans, qui en veulent et qui sont très en avance, dans leurs réflexions à la fois technologiques et marketing sur les nouvelles applications. Telemedia Group possède, aujourd’hui, 3 à 4 ans d’avance sur les grands opérateurs télécoms en matière de recherche et développement. Cette avance technologique va nous permettre de gagner des parts de marché significatives et d’augmenter de façon spectaculaire la valeur de Telemedia Group avant la fin de la décennie.



Comment comptez-vous vous développer en Europe et à l’international ?

L’Europe, c’est un marché formidable mais ce marché est déjà très mature en matière de télécommunications. Cela me semble évident qu’il faut aller développer notre technologie dans des pays qui sont en demande... Je ne raisonne pas à l’échelle de l’Europe mais à l’échelle de la planète entière. Pour nous l’Europe, c’est une base, c’est notre territoire. C’est à partir de là que l’on se développe sur le monde entier. Nous avons une stratégie de développement dans un grand nombre de pays qui peuvent littéralement faire exploser le chiffre d’affaires de Telemedia Group en leur apportant nos solutions innovantes en matière de télécommunications. A titre d’exemple, nous avons raccordé à l’internet haut débit et au téléphone Voix sur Ip par satellite, un petit village du Mali dont les habitants étaient dépourvus jusqu’à présent de téléphone et d’électricité. Cette expérience va nous permettre de concrétiser un véritable partenariat et nous avons l’intention de dupliquer ce modèle dans de nombreux pays.



Pourquoi ce déplacement en Asie ?

J’ai fait trois voyages en Chine cette année. Il y a un an, j’y avais accompagné l’ancien Premier Ministre Jean Pierre RAFFARIN, à la rencontre de plusieurs industriels des télécommunications. J’ai senti l’intérêt que ces industriels et opérateurs de télécommunications manifestaient à l’égard des technologies développées par Telemedia Group, car nous avons trois à quatre ans d’avance en matière de recherche et développement sur les grands opérateurs télécoms.



Recherchez vous une association ?

L’objet de ces voyages est de nouer des partenariats avec les opérateurs chinois, non pas seulement pour le seul réseau local chinois mais pour l’ensemble de l’Asie. Telemedia Group a engagé des négociations avec les grands opérateurs de télécommunication chinois et parallèlement nous envisageons de confier la production de téléphones IP de dernière génération dont les ingénieurs de Telemedia Group ont défini les spécificités, à des sous traitants chinois.



Pour une société cotée en bourse comme la vôtre, Hong Kong peut-elle représenter un intérêt dans le cadre d’un futur développement ?

Tout à fait. Etre coté à la Bourse de Paris nous a donné une légitimité pour rencontrer les opérateurs de télécoms mais j’ai également rencontré, des gestionnaires de fonds spécialisés dans les valeurs de croissance et les valeurs technologiques comme Telemedia Group. J’ai été reçu par Lawrence FOK qui est le Vice-Président de la Bourse de Hong Kong et il est vrai que dans la perspective d’une prochaine augmentation de capital de notre société, augmentation qui devrait avoir lieu courant 2007, il m’a paru intéressant de présenter Telemedia Group aux investisseurs qui sont dans l’environnement de la Bourse de Hong Kong.



Quelles ont été leurs réactions ?

Intéressés et nous aussi ! Lawrence FOK m’a même dit trouver ma démarche intéressante car c’était la première fois qu’une entreprise française se donnait la peine de frapper à la porte de la Bourse de Hong Kong. J’étais assez flatté, d’autant plus que c’est une place financière importante. La Bourse de Hong Kong a levé récemment plus de 22 milliards de dollars US pour introduire en bourse l’une des plus grandes banques chinoises. Cette levée de fonds record place la Bourse de Hong Kong au premier rang de toutes les bourses mondiales, puisque c’est la première fois qu’une somme aussi importante a été levée dans l’histoire de la bourse ! Ils ont d’ailleurs eu une demande qui a dépassé 500 milliards de dollars US. La Bourse de Hong Kong est très active, très dynamique. Les fonds de gestion qui sont dans son environnement sont très actifs et très intéressés pour investir dans des valeurs technologiques. Telemedia Group en est une !



Telemedia Group est un peu précurseur en étant la première société française à avoir pensé à venir se présenter à Hong Kong ?

Oui, c’est un peu David contre Goliath mais j’aime bien ce genre de défi. Lawrence FOK nous a tout de même précisé que les deux tiers, soit 66% des entreprises cotées à la Bourse de Hong Kong ont un chiffre d’affaires inférieur à 100 millions de dollars US et que par conséquent, Telemedia Group est parfaitement dans les critères de la Bourse de Hong Kong. Nous sommes un opérateur de télécoms qui dispose d’une très grande avance technologique qui nous permet de signer de très gros contrats au nez et à la barbe du plus grand opérateur de télécommunications français...



Qu’attendez vous du marché chinois en lui même ?

Ce n’est pas tellement le marché chinois qui est notre objectif principal mais l’ensemble des pays asiatiques. Aujourd’hui les communications entre l’Europe et la Chine sont assez bon marché. Telemedia Group s’est spécialisé dans le transport des communications à un prix très bas. Nous pouvons davantage tirer notre épingle du jeu lorsqu’il s’agit de destinations vers lesquelles notre opérateur « historique » français est outrageusement cher comme le Vietnam par exemple. Nous en avons l’expérience au Maghreb. Avant notre arrivée sur ce marché, l’opérateur historique français facturait une communication de France vers un mobile algérien 1,36 € la minute. Nous, nous avons abaissé le coût de la minute puisque nous fournissons cette prestation à moins de 10 centimes d’euro et la revendons à tous les grands opérateurs ce qui leur permet de répercuter cette baisse sur les clients. Nous nous intéressons en priorité aux marchés sur les lesquels les communications sont encore chères puisque les consommateurs réclament - et ils ont raison - des communications téléphoniques moins chères.



Ces consommateurs ne connaissent pas forcément Telemedia Group alors qu’ils vous utilisent toute la journée ?

Absolument ! Les consommateurs ne nous connaissent pas, car en fait nos clients principaux sont les grands opérateurs de télécommunications qui sous-traitent l’acheminement de leurs communications internationales à Telemedia Group.



Là encore, vous avez été les précurseurs ?

Nous nous sommes efforcés tout au long du développement de Telemedia Group d’innover en occupant des niches et nous revendiquons cet esprit conquérant ! Nous sommes indépendants et nous essayons toujours d’avancer un peu plus vite que les autres !



Cela nécessite un gros investissement en ingénierie, recherche et développement ?

Oui, mais la grande richesse de Telemedia Group, sa grande valeur ajoutée c’est d’avoir une équipe de jeunes entre 25 et 35 ans qui a une énorme envie de prouver notre avance technologique à la planète entière ! En fait, on part à la conquête du monde ! Nous sommes très confiants sur les perspectives d’évolution de Telemedia Group aussi bien en France qu’à l’international. Avec le transfert de Telemedia Group sur le marché Alternext de la Bourse de Paris, nous sommes en train d’écrire les pages d’un formidable projet industriel que nous souhaitons faire partager au plus grand nombre !

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mobiletag Euronews

Campagne Presse Européenne. Mobiletag répond à des problématiques de communication Européene

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Mobiletag en Europe!


Nous parlons beaucoup de mobiletag en asie, Cependant mobiletag se développe très rapidement en Europe.

Dernièrement Orange a annoncer le lancement de son service flashcode. Flashcode utilise la technologie mobiletag.

Au niveau marketing, mobiletag répond à de nombreuses problématiques.

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Tuesday, March 27, 2007

MTC Kuwait offre 6,1 milliards de dollars pour la troisième licence mobile d´Arabie Saoudite

Mobile Telecommunications Company, l’opérateur de téléphonie mobile du Koweït, a offert 22,9 milliards de riyals (6,1 milliards de dollars) pour la troisième licence mobile d’Arabie Saoudite.

Le 17 mars, le conseil d’administration de CITC, présidé par Mohammed Jamil Mullah, ministre des communications et des technologies de l’information, a sélectionné sept consortiums à partir de neuf soumissionnaires. Le consortium égyptien constitué d´Orascom Telecom et d’Al-Shoula-MTNL a quitté l’arène. Les autres soumissionnaires étaient le Consortium Samawat - Bharti (Inde, Singapour), Oger Telecom (contrôlé par la famille al-Hariri du Liban), Kingdom Turkcel (Kingdom Holding Co., détenu par le milliardaire saoudien, le Prince Alwaleed bin Talal soumissionnant avec l’opérateur mobile turc Turkcell), le Consortium Digi cel Tawacel, le Consortium MTN Saudi Arabia et Abdullah Al Rajhi Reliance Telecom (Inde).

Les 10 consortiums soumissionnant pour la licence fixe sont les suivants : Optical Communications Company (Verizon), Khaled Ahmed Al-Juffali Co. (WorldCall Telecom du Pakistan), Saudi Telecom Holding Co. (Qtel-Atco), Al-Mutakamilah (PCCW de Hong Kong), Electronet (Autelia d’Italie), Etihad Etisalat (Mobily), Atheeb Telecom (Batelco de Bahreïn), Makkah Telecom (China Telecom), Al-Shola (MTNL India) et Bayanat (Korea Telecom).

Un redressement remarquable

En 1999, le Royaume ciblait un téléphone mobile pour trois saoudiens dès 2006. Fin 2006, l’Arabie Saoudite affichait une pénétration mobile de 76% (estimations).

CITC a entrepris des consultations extensives avec le public, discuté des enjeux et publié intégralement les questions et réponses dans son exercice de consultation. CITC a également démontré son savoir-faire en marketing en attirant plus de 19 soumissions pour les licences fixes et mobiles.

À la fin de l’exercice, CITC aura mis en oeuvre un processus d´octroi de licence extrêmement réussi, exemplaire pour le monde arable. Arthur D. Little (ADL), une firme mondiale de consultation en gestion de stratégie qui revendique une forte présence au Moyen-Orient, a travaillé étroitement avec CITC au cours du processus d’octroi de licence des 15 derniers mois.

Piloter la seconde expansion

Le secteur des télécoms saoudiens est sur le point d’entrer dans une seconde phase d’expansion rapide, à l’heure où MTC lance la troisième opération mobile et Saudi Telecom Co se mesure avec les nouveaux acteurs de téléphonie fixe.

Maintenant qu’un cadre réglementaire moderne est bien en place, l’Arabie Saoudite va augmenter ses investissements dans une infrastructure d’avant-garde qui répondra aux demandes d’une population de plus en plus férue de technologie.

Thomas Kuruvilla, directeur général d’Arthur D Little au Moyen- Orient, a déclaré: « Là où cela s’avérait nécessaire, le cadre réglementaire général a été actualisé pour que les consommateurs puissent bénéficier des tous derniers développements technologiques et pour uniformiser les règles du jeu pour le nouveau détenteur de licence. Les nouvelles licences vont encourager les investissements dans l’infrastructure d’accès locale fixe, catalyser la croissance du marché mobile, et prendre en charge les tendances futures en matière de convergence. Par conséquent, le marché des télécoms saoudiens va, à notre avis, bientôt surpasser celui d´un bon nombre de pays développés. »

L’intérêt encourageant manifesté par des acteurs internationaux expérimentés résulte d’une série minutieuse et extensive de consultations publiques initiées par CITC, à travers l’ensemble du processus d’octroi de licence, ce qui a généré une prise de conscience importan te des nouvelles licences tout en permettant aux soumissionnaires intéressés de clarifier leurs doutes et en améliorer la compréhension du potentiel du marché des télécommunications en Arabie Saoudite. »

Comme en témoigne la concurrence pour les licences, le Royaume revendique le marché le plus important et celui qui fait l’objet de la croissance la plus rapide au Moyen-Orient – les revenus du secteur des télécoms s’élevant au total à 34,2 milliards de riyals (9,1 milliards de dollars US) en 2005. D’après les prévisio ns, le nombre d’abonnés de téléphonie mobile et d’internet va quasiment doubler au cours des cinq prochaines années, tandis que celui des abonnés haut débit va plus que sextupler, d’environ 90 000 en 2006 à 575 000 en 2011.

Dès que ces licences seront actives, CITC, appuyé par Arthur D. Little, aura implémenté l’un des secteurs télécoms les plus ouverts du Moyen-Orient - un redressement remarquable pour un pays qui, jusqu’à récemment, était censé offrir des services de télécommunications ina déquats et coûteux.

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Wednesday, March 21, 2007

Medio System lance son réseau de liens sponsorisés mobiles

Confronté à Google ou Yahoo, le moteur de recherche sur mobile en marque blanche, créé il y a quatre ans, recrute plus d'un million de nouveaux utilisateurs chaque mois.

Si les grands moteurs se taillent la part du lion de la recherche mobile, des acteurs plus discrets arrivent pourtant à leur mettre des bâtons dans les roues. Medio System, une jeune pousse de quatre ans basée à Seattle, fait partie de ces trublions. Son moteur de recherche équipe aujourd'hui par défaut les portails mobiles d'opérateurs tels que Verizon ou T-Mobile. Une présence qui lui a notamment permis de répondre à plus de 1,5 milliard de requêtes aux Etats-Unis depuis 2005. Medio System capitalise aujourd'hui sur son savoir faire pour donner le coup d'envoi de son réseau de liens sponsorisés mobiles.

"La recherche sera la porte d'entrée de l'Internet mobile", analyse Lee Joseph, le directeur des opérations européennes de Medio System. Le moteur de recherche, qui compte 1,4 million de nouveaux abonnés mensuels, reste l'un des moyens les plus simples pour naviguer sur Internet depuis un téléphone mobile. Encore faut-il qu'il soit optimisé pour cet usage si particulier.
"Si le data mobile a jusqu'ici stagné c'est à cause des interfaces utilisateurs peu ergonomiques héritées du monde des PC. Ce paradigme ne fonctionne pas sur mobile", explique Lee Joseph. Pour pallier cette lacune, Medio System propose une solution de recherche en marque blanche capable de prédire l'objet des requêtes en fonction du comportement passé du mobinaute. Cette solution est également capable de formuler des recommandations en fonction du comportement des autres mobinautes dont le profil est similaire.

"C'est le push d'information qui fera la différence à condition qu'il soit très personnel. La recherche doit être considérée comme la voie royale pour trouver des informations sur un mobile", précise le directeur des opérations de Medio System. Une voie royale désormais pavée d'encarts publicitaires puisque Medio System a dévoilé cette semaine aux Etats-Unis son système de gestion de liens sponsorisés mobiles auquel les annonceurs peuvent accéder en self service. Une solution similaire au guichet Adwords de Google pour le Web sur un marché estimé à 11 milliards de dollars dès 2008 selon Piper Jaffray.

Les revenus de cette activité sont partagés avec les opérateurs mobiles. "Les opérateurs sont rois sur leurs réseaux. C'est pour cette raison que nous avons opté pour une stratégie en marque blanche", explique Lee Joseph. Aucun opérateur français ne figure au tableau de chasse de Medio System, pour le moment.

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Vodafone s'entend avec Essar pour prendre les commandes d'Hutchison Essar

Le numéro un mondial des télécoms a trouvé un compromis avec le conglomérat indien Essar, lui assurant le contrôle et la gestion d'Hutchison Essar. Vodafone avait conclu le mois dernier le rachat pour 11,1 milliards de dollars d'une participation de contrôle dans le quatrième opérateur mobile du sous-continent. Essar conserve 33% du capital


Vodafone et l'indien Essar trouvent un terrain d'entente. Les deux groupes ont annoncé ce jeudi s'être mis d'accord sur les termes de leur partenariat au sein de leur filiale commune de téléphonie mobile en Inde.

Hutchison Essar, dont le géant des télécoms britannique a acheté 67% du capital le mois dernier au conglomérat de Hong Kong Hutchison Whampoa pour 11,1 milliards de dollars, est rebaptisé Vodafone Essar.

Le groupe indien conserve sa participation de 33% au capital et son patron, Ravi Ruia, sera le président de la filiale après finalisation de l'opération. Arun Sarin, le directeur général de Vodafone, occupera quant à lui la fonction de vice-président. L'accord prévoit aussi pour Essar une option de vente de sa participation au Britannique pour 5 milliards de dollars.

Vodafone aura dû batailler ferme pour parvenir à ses fins. Car Essar, quatrième opérateur de téléphonie mobile en Inde avec 16% de parts de marché, était particulièrement convoité. Non seulement pour sa base installée mais surtout pour le formidable potentiel du marché indien, qui devrait compter 500 millions d'abonnés en 2010, contre 150 millions à la fin 2006.

En décembre dernier, Vodafone avait fait une première offre à 10,2 milliards d'euros, mais l'opérateur britannique avait dû revoir sa proposition à la hausse après que trois autres candidats (les groupes indiens Reliance, Hinduja et Essar, qui possède les 33% restants) se sont déclarés intéressés par cette transaction.

L'opération constitue une victoire personnelle pour Arun Sarin, le patron de Vodafone. Ce citoyen américano-indien, qui a failli être remercié il y a quelques mois pour son manque de stratégie, a fait des pays émergents son nouveau cheval de bataille, pour pallier notamment à la pénurie de croissance au Japon et en Europe de l'Ouest.

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Tuesday, March 20, 2007

Huawei veut tripler ses effectifs en France

Quel pied de nez ! Alors qu'Alcatel-Lucent délocalise une partie de sa R&D vers la Chine, l'équipementier chinois fait l'inverse. Huawei a annoncé qu'il allait ouvrir deux centres de R&D en France, dont un à Lannion, dans la région bretonne où justement Alcatel compte supprimer des postes. Ce premier centre sera spécialisé dans l'amélioration des technologies fixes à hauts débits. Le second, en région parisienne, couvrira les technologies de haut débit mobile (3G), la convergence fixe-mobile, et le tout-IP. Il a déjà un pied chez les principaux opérateurs français comme France Télécom, SFR, Free, Neuf Cegetel et Completel.
Huawei compte ainsi tripler ses effectifs en France pour atteindre environ 500 personnes d'ici quelques années. Présent sur le territoire depuis 2003, il compte aujourd'hui 150 personnes. En Europe, le fabricant emploie 1400 personnes dont plus de 70% sont européennes.

Ces développements traduisent la percée de l'équipementier asiatique hors de Chine. Avec 62 000 salariés au total, Huawei a réalisé l'an dernier 11 milliards de dollars de chiffre d'affaires au niveau mondial, dont 65% en dehors de ses frontières.

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Nokia et Ericsson sur le point de développer la 3G en Chine

Alors que China Mobile a lancé un appel d'offre en vue de construire un réseau de téléphonie de troisième génération en Chine, les fabricants Nokia et Ericsonn pourraient décrocher 5% de ce marché. Les numéros deux et trois chinois, ZTE et Datang Telecom Technology s'assurant chacun un tiers du marché, le dernier tiers reviendrait aux compagnies étrangères.

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Monday, March 19, 2007

Télévision mobile: la Commission enjoint l'industrie et les États membres à élaborer une stratégie

Des services disponibles partout à tout moment, des offres commerciales attrayantes, l'interopérabilité des appareils, la disponibilité des fréquences et leur réglementation légère sont indispensables pour encourager la demande de télévision mobile en Europe, a déclaré aujourd'hui Viviane Reding, membre de la Commission européenne chargée des télécommunications, lors du CeBIT (salon des technologies de l'information) de Hanovre en Allemagne. La télévision mobile est une nouvelle plateforme de diffusion de contenu audiovisuel, qui promet de générer de nouvelles opportunités commerciales pour les créateurs de contenu et les fournisseurs de services, de proposer de nouveaux services à valeur ajoutée aux citoyens et de créer de l'emploi en Europe. À l'heure où chaque pays met en place son propre marché de télévision mobile, la Commission (qui prépare actuellement une communication à ce sujet) rappelle la nécessité d'une stratégie communautaire proactive et coordonnée. L'avenir de la télévision mobile figurait également à l'ordre du jour d'une réunion informelle des ministres européens des télécommunications jeudi dernier à Hanovre.




"Avec un marché mondial estimé à 11,4 milliards d'euros en 2009, la télévision mobile offre à l'Europe la possibilité de combiner ses atouts en communications mobiles avec la richesse et la diversité de son secteur audiovisuel", a déclaré Viviane Reding, membre de la Commission européenne chargée de la société de l'information et des médias. "Je suis toutefois déçue du peu de progrès effectués à ce jour. Pour tirer pleinement parti de ce marché et exporter un modèle européen de télévision mobile comme nous l'avons fait avec la norme GSM pour les téléphones mobiles, l'industrie et les États membres doivent collaborer plus étroitement pour définir une stratégie commune, comparer les technologies, examiner les éventuels obstacles juridiques, rendre le spectre des fréquences disponible partout en Europe et choisir ensemble la meilleure façon de garantir le succès rapide et à large échelle de la télévision mobile auprès des Européens, de préférence sur la base d'une seule norme. Il est temps désormais d'élaborer le nouveau modèle de télévision mobile qui sera un succès économique en Europe."

La Commission croit résolument au succès de la télévision mobile et a encouragé la mise en place, en juillet 2006, du Conseil européen de la radiodiffusion mobile (European Mobile Broadcasting Council – EMBC). Ce premier forum de "convergence" a réuni des représentants des fabricants de matériel de télécommunications, du secteur de la diffusion et des créateurs de logiciels et de contenu. Leurs travaux et les discussions avec les États membres serviront de base à une communication de la Commission sur la télévision mobile prévue pour la mi-2007. À ce jour, les discussions au sein de l'EMBC ont toutefois peu progressé. Bien que tous les participants de l'EMBC reconnaissent qu'une norme unique de radiodiffusion mobile en Europe permettrait d'effectuer d'importantes économies d'échelle, ils soulignent dans le même temps qu'il n'y a pas ou guère de chances que l'industrie s'accorde sur une telle norme unique. "Je m'attendais à mieux en termes de solutions proposées", a déclaré Mme Reding aujourd'hui à Hanovre.

L'interopérabilité entre les plateformes de télévision mobile et les appareils compatibles est indispensable au succès à large échelle auprès des consommateurs européens. La Commission a déjà investi quelque 40 millions d'euros dans la recherche liée à la télévision mobile et soutient l'émergence de normes ouvertes de diffusion vidéo numérique (DVB), qui couvrent notamment la radiodiffusion mobile. Il est largement admis que le modèle économique de la télévision mobile combinera des technologies de télécommunication telles que la 3G et des technologies de radiodiffusion telles que la DVB-H. Seules les technologies de radiodiffusion ont la capacité nécessaire pour supporter la consommation à large échelle de la télévision mobile. "L'industrie européenne a déjà développé par le passé des normes qui se sont imposées, et je suis convaincue que grâce à la DVB-H, les services de télévision mobile pourront réaliser les économies d'échelle nécessaires pour assurer leur succès commercial en Europe et partout dans le monde", a déclaré Mme Reding.

La disponibilité des fréquences est également essentielle pour le déploiement et le succès à large échelle de la télévision mobile. Si la Commission a déjà indiqué que la bande L pouvait constituer à court terme une solution adaptée à la plupart des pays de l'Union, elle examine également le potentiel des autres bandes de fréquences telles que la bande S et la bande UHF. Le passage de la radiodiffusion analogique traditionnelle à sa version numérique libérera un spectre de qualité sur la bande UHF. La Commission collabore avec les États membres au sein du groupe pour la politique en matière de spectre radioélectrique afin de définir une stratégie communautaire visant à tirer parti du dividende numérique et à réutiliser le spectre pour des services innovants tels que la télévision mobile. Cette stratégie sera exposée dans une communication de la Commission prévue cette année.

Le marché de la télévision mobile ne prospérera pas, tant que les obstacles réglementaires n'auront pas été identifiés et levés. En clarifiant les effets des différentes stratégies et mesures réglementaires et en partageant des exemples de bonnes pratiques, la Commission et les autorités nationales pourront créer un environnement réglementaire qui encourage l'investissement et l'innovation, et les fournisseurs de services de télévision mobile pourront proposer des tarifs attrayants fondés sur des modèles économiques durables.

Des tests qui ont eu lieu récemment en Europe ont montré que les consommateurs étaient vivement intéressés par la télévision mobile. Il s'agissait notamment de l'essai effectué en Allemagne pendant la Coupe du monde de football 2006, et du lancement des premiers services commerciaux dans des États membres, par exemple en Italie et en Finlande. Les autres régions concurrentes sont conscientes du potentiel, la Chine préparant activement un essai de télévision mobile pour les Jeux olympiques de 2008 à Pékin

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Friday, January 05, 2007

Recherche mobile : quelques statistiques

Cet article donne au moins une statistique intéressante sur les moteurs de recherche mobiles : 50% des utilisateurs tapent 1 mot-clef, 33,9% en rentrent deux. Sur un moteur classique, la moyenne est de 2,3 mots-clefs par requête. La suite porte sur l'optimisation des sites pour mobiles : faire des titres courts et précis, penser aux téléphones d'entrée de gamme, simplifier au maximum la structure des URL, etc.

Meet the Mobile Search Engines
By Shari Thurow December 26, 2006
Yahoo, Google, Nokia, and JumpTap offered a fascinating glimpse of developments at the major mobile search engines recently, revealing an inside view of how mobile search operates, how it is evolving, and where it's going.A special report from the Search Engine Strategies conference, December 4-7, 2006, Chicago, IL.
Mobile search vs. web search"Mobile search is different from standard, PC-based Web search in three ways," said Matt Tengler, Product Manager at JumpTap, a Massachusetts-based firm that helps wireless operators deliver a mobile search experience for subscribers and advertising partners:
Content: "Currently, mobile content is dominated by mobile consumables, such as ring tones," he said.
Form factor: "The first page becomes the first few search results," he said.
Opportunities: "A personal device is always on," he said, "presenting more customized advertising opportunities."Mikio Matsuo, Product Manager of Multimedia Experiences at Nokia Mobile Search, added, "Mobile search is the ultimate advertising platform. "A mobile phone is personal, always on, or always with a person," he said. "There is a great opportunity for search and mobile maps - adding relevant icons to mobile maps." Yahoo launched its search engine advertising for mobile phones in September 2006.However, mobile search has a number of barriers to content delivery. Usability is a concern because user interfaces need to mature. And there is a limited amount of content outside of a few key verticals."Given a mobile phone's limited screen real estate," said Paul Yiu, Product Manager of Mobile Search at Yahoo, "what Yahoo has done is have one box - no room for tabs. Then, we determine the most likely type of search. For example, a search for 'Starbucks' is most likely a local search." Limited screen real estate also does not encourage longer query strings. Currently, the average number of keywords per query is 2.3 on standard Web searches. Tengler presented some data from his organization:


Percentage of searches /Number of query words
50.0% / 1
33.9% / 2
10.5% / 3
3.7% / 4

"Fifty percent of mobile searches represent the top seven categories," said Tengler.


Categories / Percentage of mobile searches
Navigation Categorie / 16%
Music/ring tones / 10%
Entertainment / 8%
Sports / 6%
Reference / 5%
Local / 4%
Shopping / 2%

Despite mobile search limitations, the mobile search engine reps have seen a steady growth in unique users, searches per user, and average transaction amount. For example, at the Japanese Web site Rakuten.com, the average transaction on both the personal computer (PC) and on a mobile phone is $80. "We are seeing the same trends in Europe and the USA," said Agarwal.
How to optimize for mobile search engineYiu presented the following tips and guidelines on optimizing content for mobile search engines:
Write short, concise titles.
Adhere to mobile standards (validator.w3c.org)
Connect, or link to, legitimate and popular Web sites.
Make sure you are not disallowing mobile crawlers from spidering your site.
Submit your mobile site for inclusion hereAgarwal recommended presenting content in a format more usable, more engaging, and tailored for mobile. "Convert your Web site to see what it looks like, tweak it, and publish to the mobile platform," he recommended. One tool that will show what a Web site looks like on a mobile platform is mobilizer.volantis.net. Web site owners can also author Web sites in mobile formats with winksite.com. Google also has a page creator (pages.google.com) to author in XHTML. Agarwal presented his tips on optimizing content for mobile search:
Design for low-end phones
Keep the URL structure as simple as possible
Specify the doc type in the XML preamble
Specify the character encoding
Keep links descriptive"If you have a mobile page or pages," he added, "tell us about it on your PC-based site. Link to it. Likewise, allow Googlebot-mobile to crawl your mobile site." Shari Thurow is the Marketing Director at Grantastic Designs, Inc. and the author of the book Search Engine Visibility.
source : searchenginewatch.com

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Saturday, December 30, 2006

La Chine assurera un lancement stable de son projet 3G en 2007

Les régulateurs des télécommunications de Chine prendront des mesures vigoureuses pour assurer un lancement stable du projet 3G en 2007.

Wang Xudong, ministre de l'Industrie de l'Information, a fait cette remarque lors d'une récente télé-conférence sur l'industrie de l'information du pays.

La 3G réfère à la troisième génération de technologies de communication mobile. Selon les experts, les téléphones 3G ne sont pas seulement un outil de communication mais peuvent aussi fournir des services multimédias. La Chine s'est engagée à fournir des services 3G avant les Jeux olympiques 2008 à Beijing.

Les conditions sont mûres pour le développement de 3G en Chine après des années de recherches et d'essais, a fait remarquer Wang.

Les experts sont convaincus que le ministère profitera de cette opportunité pour optimiser la structure de concurrence des opérateurs.

Wang a prévu une valeur de services de télécommunication sur la partie continentale de la Chine de 1 870 milliards de yuans (240 milliards de dollars) en 2007, en hausse de 23%.

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Friday, December 29, 2006

2006, année de l'Inde, par Frédéric Lemaître

A bien des égards, 2006 a été l'année de l'Inde. Dès janvier, le forum de Davos annonçait la couleur. La station helvétique, dans laquelle se réunit chaque année le gotha économique et politique mondial, semblait s'être délocalisée dans les contreforts de l'Himalaya. Hommes d'affaires et ministres indiens, d'habitude invités, paraissaient en être les hôtes. Avec l'appui de stars de Bollywood, ils se sont livrés cette année à un numéro de charme sans précédent. Leur slogan (imaginé par le patronat indien) : "India everywhere". Comme pour illustrer celui-ci, le milliardaire indien basé à Londres Lakshmi Mittal lançait une OPA hostile sur le sidérurgiste Arcelor.

Géant économique (en parité de pouvoir d'achat, l'Inde serait la 4e puissance mondiale), ce pays devient un géant politique. George Bush l'a reconnu en mars, en apportant le soutien des Etats-Unis au programme nucléaire indien, bien que ce pays n'ait jamais ratifié le traité de non-prolifération. Par ce geste controversé, Washington entendait contrebalancer la toute-puissance chinoise en Asie. Les Chinois, qui savent ce que rapport de force veut dire, ne s'y sont pas trompés. En novembre, le président Hu Jintao s'est à son tour rendu à Delhi, afin de nouer de meilleures relations avec son puissant voisin. Si la visite n'a débouché sur aucun résultat spectaculaire, nombre de diplomates y voient le début d'une relation bilatérale qui ne peut que s'intensifier. Pour le meilleur ou pour le pire, "Chindia" est en marche.

Dix ans après avoir découvert la Chine, l'Occident prend conscience du décollage de l'Inde. Avec son milliard d'habitants et une croissance annuelle de plus de 8 %, la plus grande démocratie du monde fascine et a les moyens d'influer sur le destin de la planète.

C'est déjà le cas. Ayant misé sur les services plutôt que sur l'industrie, l'Inde bouleverse déjà l'informatique mondiale, en accaparant environ 50 % de la sous-traitance de ce secteur, notamment les centres d'appel. D'IBM à Capgemini, les grands noms de la profession ne jurent plus que par l'Inde. Le PDG du groupe indien Infosys aime à rappeler qu'il lui a fallu vingt-trois ans pour réaliser son premier milliard de dollars de chiffre d'affaires, et vingt-trois mois pour réaliser le deuxième. La maîtrise des technologies les plus pointues par les Indiens les amène à proposer leurs services dans un domaine où on ne les attendait pas : la santé. Une trentaine d'hôpitaux privés haut de gamme ont accueilli en 2005 environ 150 000 "touristes", venus se faire opérer pour des prix de 5 à 10 fois inférieurs à ceux pratiqués aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou au Canada. Selon certaines études, le tourisme médical rapportera dans cinq ans 2 à 3 milliards de dollars, soit la moitié de ce que procure aujourd'hui la sous-traitance informatique.

Aussi impressionnants soient-ils, ces succès ne doivent pourtant pas occulter l'essentiel. L'Inde reste un pays émergent, très en retard, notamment par rapport à la Chine. Fin novembre, Sonia Gandhi, présidente du Parti du Congrès au pouvoir l'avait reconnu. Mi-décembre, devant des économistes, le premier ministre lui-même, Manmohan Singh, a été on ne peut plus explicite : "Nous ne devons pas être trop contents de nous. Il serait faux de croire, comme certains le font, que les grands défis du développement ont été relevés et que l'économie indienne peut maintenant devenir sans effort celle d'un pays développé."

Les chiffres, en effet, sont sans appel. Le PIB par habitant n'est que de 720 dollars (1 740 en Chine). Si l'on prend l'indice de développement humain mis en place par les Nations unies, l'Inde ne se classe qu'au 126e rang sur 186 pays, loin derrière la Chine (81e rang). Les informaticiens de Bangalore et les artistes de Bombay ne doivent pas faire illusion : évaluée parfois à 300 millions d'habitants par des membres du gouvernement, la classe moyenne serait, selon d'autres sources, beaucoup plus réduite. "33 millions d'Indiens sont motorisés (voiture et moto confondues). (...) N'allez pas de parler de grande classe moyenne : on a affaire à 50 millions de personnes au maximum, si l'on se fonde sur le nombre de foyers imposables", expliquait récemment le sociologue Dipankar Gupta (Le Monde 2 du 16 décembre). Il n'y a que 91 millions d'abonnés à un service de téléphonie mobile (8 % de la population) et moins de 7 millions d'abonnés à Internet, rappellent les membres de la mission économique de l'ambassade de France à Delhi.

PAYS ENCORE SOUS-DÉVELOPPÉ

L'Inde est surtout un pays de paysans pauvres. L'agriculture représente moins de 20 % du PIB, mais occupe les deux tiers de la population active. Faute d'infrastructures, 20 % seulement de la production agricole est transformée. Une bonne partie pourrit sur place. Conséquence : 400 millions de personnes vivent avec moins de 1 dollar par jour et près de 50 % des enfants seraient sous-alimentés.

La croissance est d'autant plus inégalitaire qu'elle repose - ce qui est un paradoxe pour un pays pauvre - sur des services à valeur ajoutée qui emploient relativement peu de monde. L'Etat est trop faible, les impôts quasi inexistants (85 % de la population travaille dans le secteur informel), et donc toute redistribution impossible. Si des Occidentaux commencent à se faire soigner en Inde, les dépenses publiques de santé restent très insuffisantes. Inférieures même (en pourcentage du PIB) à ce que dépensent la Sierra Leone et le Niger, les deux derniers du classement du programme des Nations unies pour le développement (PNUD). 1,5 million de personnes meurent encore chaque année en Inde de la tuberculose et 4 millions de maladies facilement soignables comme la diarrhée. Même constat pour l'éducation : les ingénieurs ne constituent qu'une infime minorité de la population : comme l'Inde ne dépense que 3,3 % de son PIB pour l'éducation publique (8 % en Chine), 35 % de la population est analphabète.

Autre problème, les infrastructures : les pénuries d'électricité sont fréquentes, les routes déjà saturées (alors qu'il y a très peu de voitures) et le chemin de fer extrêmement lent et vétuste. Là aussi, la comparaison avec la Chine est cruelle pour l'Inde. Ses dirigeants indiquent, non sans raison, que leur système démocratique explique en partie la lenteur de la prise de décision. Le fédéralisme qui oblige les différents partis à cohabiter n'arrange pas la situation.

Que l'Inde devient un acteur majeur sur la scène internationale est évident. Néanmoins, par bien des côtés, elle reste un pays sous-développé. Comme l'a dit le PDG d'Infosys à l'issue du forum de Davos : "Il ne nous reste plus qu'à réaliser les promesses que nous avons faites."

source : le monde.fr

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Thursday, December 28, 2006

Maroc Telecom prend le contrôle d’Onatel

Maroc Telecom a acquis 51% du capital de l’opérateur burkinabé des télécoms, Onatel. La filiale de Vivendi s’ouvre par la même occasion sur le marché de l’Union monétaire ouest-africaine. Maroc Telecom a été retenu pour former un partenariat stratégique avec Onatel (Office national des télécommunications) opérateur burkinabé de téléphonie. Une convention sera signée à cet effet en fin de semaine entre le management de l’opérateur marocain conduit par Abdeslam Ahizoune et l’Etat burkinabé. La filiale de Vivendi reproduit à quelques différences près le schéma en vigueur en Mauritanie depuis 2001 (date de la prise de contrôle de 54% du capital de Mauritel), en prenant 51% du capital de la société burkinabée. Onatel qui fait fonction d’office est leader dans plusieurs domaines de la téléphonie mobile et fixe au pays de Blaise Compaoré. Le partenariat stratégique répond à la volonté des autorités burkinabées de hisser le secteur des télécoms du pays aux normes internationales. Les 49% restants seront répartis entre l’Etat burkinabé (23%), le personnel de l’Onatel (6%) et les personnes physiques et morales du secteur des télécoms (20%). L’analyse des offres financières et techniques s’est faite à plusieurs niveaux. Le 14 décembre dernier, le Conseil des ministres burkinabés, après délibération, a donné des instructions au ministre en charge du dossier de poursuivre les négociations conformément aux conclusions de la Commission de privatisation dans l’ordre des qualifications retenues. Dans la course pour la reprise d’Onatel, il y avait plusieurs investisseurs prestigieux. Entre autres, Detecon (Allemagne), Essat Teleholding (Inde), France Telecom (France), Monaco Telecom (Monaco), Saudi Telecom (Arabie Saoudite) et Sistema/MTS (Russie). De tous ces opérateurs dont les dossiers ont été retenus début mai, il n’en restera que quelques uns (avec Maroc Telecom) lors de la présélection du mois de septembre. La réussite de cette opération de privatisation fait suite à une première tentative qui n’a pas eu l’écho escompté. Courant 2004, les investisseurs internationaux ont boudé la première offre qui ne prévoyait pas d’ouvrir le capital de l’opérateur du Burkina Faso au-delà de 34%, soit à 1 point en dessous de la minorité de blocage. Le cahier des charges incombant au repreneur à certains investissements a été aussi allégé. Le schéma de la privatisation ambitionne de renforcer la qualité des services, de satisfaire les besoins de financement des investissements et de répondre à la demande des clients. Avec Onatel, Maroc Telecom qui a mis en place récemment en France la plate-forme Mobisud, montre ses ambitions pour l’Afrique occidentale, un marché qui regorge d’un potentiel de développement important. Le Burkina Faso fait figure de meilleur élève de la région aux yeux du FMI. Ces derniers mois, les milieux d’affaires marocains et burkinabés ont conclu plusieurs conventions à travers des missions et séminaires dans les deux sens.

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